L'oratoire de St Guillaume


La chapelle Saint Guillaume

Au lieu-dit « Fleur d'Aulne » sur le versant de la vallée de la Flora, la tradition populaire situait autrefois la maison natale de Guillaume Pinchon. Des ruines étaient encore visibles au XIXème.
En 1875, la fabrique de St Alban (gestionnaire des fonds paroissiaux) décide d'acquérir cette pièce de terre. Le curé y fait construire un modeste oratoire en bois et y abrite une statuette du saint en vêtements épiscopaux. Ce n'est qu'en 1937, que la première pierre de l'oratoire actuel sera bénie par le curé-doyen de Saint Alban. Les aléas du second conflit mondial feront que l'édification de cette petite chapelle ne sera reprise qu'à la libération. La bénédiction aura lieu le 31 juillet 1949 sous le patronage de l'évêque de Saint Brieuc.

Les vitraux (1954) :

  • St guillaume, évêque bâtisseur de la cathédrale de St Brieuc.
  • La restitution du bréviaire dérobé au Saint.
  • St Guillaume communique avec sa mère qui est chez elle et lui au collège briochin.
  • St Guillaume sauvegarde les moutons de ses parents de l'attaque d'un loup.
  • St Guillaume éradique une famine qui sévit à St Brieuc.

Vie de Saint guillaume


Evêque de Saint Brieuc, Guillaume Pinchon naquit en 1184 dans la paroisse de Saint Alban, au lieu-dit « Fleur d'aulne ». Admis de bonne heure à l'école ecclésiastique à cause de sa piété, il fut remarqué par l'évêque Josselin qui lui conféra la prêtrise et l'attacha à son service en qualité de secrétaire. Il continua ses fonctions sous les évêques Guillaume-Pierre et Sylvestre ; et, à la mort de ce dernier, en 1220, il fut élu par l'assemblée du clergé pour lui succéder.
Exemplaire, vivant de la charité évangélique, il distribuait aux pauvres tout ce dont il disposait. Lors d'une famine en 1225, il donna son blé, vendit ses meubles, ses livres pour acheter d'autres céréales et quand il n'eut plus rien, il se fit mendiant pour secourir les malheureux. On a longtemps conservé dans la cathédrale de Saint Brieuc la marmite dans laquelle il faisait lui-même cuire les aliments destinés aux indigents.
Contre Pierre de Dreux dit Mauclerc, duc de Bretagne, persécuteur du clergé et destructeur d'édifices religieux, il se dressa, avec l'évêque de Tréguier, et une indomptable fermeté pour la défense des droits de l'Eglise. Condamné à l'exil, il dût s'en aller à Poitiers en 1226 d'où il reviendra en 1230. Il fut reçu en triomphe par son peuple. Il mena  de pair le renouveau spirituel altéré durant son absence et la restauration de la cathédrale délabrée. Il déclara : « mort ou vif je l'achèverai. »
Le 29 juillet 1234, il mourut alors que les travaux étaient inachevés. Son corps fut déposé dans l'édifice qu'il s'occupait à reconstruire. Il souhaitait être « à ras de terre, sans tombe élevée ».
Autour de sa sépulture, les miracles furent nombreux, provoquant des générosités propres à achever les travaux en cours. Ces faits motivèrent les démarches qui aboutirent, le 15 avril 1247, à la canonisation du Saint patron par le Pape Innocent IV.